mOn mOnde

La dernière minute

le 10/07/2006 à 19h19
Quand j'aurai tout compris, tout vécu d'ici-bas,
Quand je serai si vieille, que je ne voudrai plus de moi,
Quand la peau de ma vie sera creusée de routes,
Et de traces et de peines, et de rires et de doutes,
Alors je demanderai juste encore une minute...

Quand il n'y aura plus rien qui chavire et qui blesse,
Et quand même les chagrins auront l'air d'une caresse,
Quand je verrai ma mort juste au pied de mon lit,
Que je la verrai sourire de ma si petite vie,
Je lui dirai "écoute ! Laisse-moi juste une minute..."

Juste encore minute, juste encore minute,
Pour me faire une beauté ou pour une cigarette,
Juste encore minute, juste encore minute,
Pour un dernier frisson, ou pour un dernier geste,
Juste encore minute, juste encore minute,
Pour ranger les souvenirs avant le grand hiver,
Juste encore une minute... sans motif et sans but.

Puisque ma vie n'est rien, alors je la veux toute.
Tout entière, tout à fait et dans toutes ses déroutes,
Puisque ma vie n'est rien, alors j'en redemande,
Je veux qu'on m'en rajoute,
Soixante petites secondes pour ma dernière minute.

Tic tac tic tac tic tac

Marie Lydie Joffre

le 10/07/2006 à 12h16

Vert et bleu

Marie Lydie Joffre

le 10/07/2006 à 12h12

Fil d'araignée

Evelyne Pastor

le 10/07/2006 à 12h06

LUNE NOIRE

C'est une Lune noire qui aborde mes sens
Elle tournoie dans son ample ellipse de douleur
Corolle de tristesse qui pleure en ma conscience
Et enfante la source limpide de l'amour

Invisible vestale que l'oil ne peut voir
Qu'à travers le miroir l'autre côté du soir
Où se mire radieuse la déesse lumière
Celle qui prend les regards et trouble les esprits

Furtive Lune noire sphère sombre de l'ombre
Créée dans la pénombre de quelques mots volés
Au poète éperdu pour la Lune d'argent
Tu inspires en mon cour des odes de douceur

Toi qu'aucun feux solaire ne daigne caresser
D'une infirme clarté tu irradies les ondes
Et dans ton éternelle nuit d'opacité
Tu erres lueur absente hors des regards du monde

Vagabonde et répands les vents de l'émotion
Veille sur l'Endymion qui rêve à Séléné
Même si dans ton habit du deuil consommé
Tu voyages esseulée sur un radeau de larmes

Fragile solitaire qui gravite en mon âme
Tu es ma nymphe obscure fontaine enténébrée
Une Lune de cendres aux rêves étoilés
Une perle de silence aux reflets d'espérance

Tu es déesse source qui enfante la foi
Dans ta nuit se conçoivent les poussières de vie
Et les sarments d'amour qui saouleront les dieux

Xavier "DaltonX" Oudot

le 10/07/2006 à 09h25

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